Wiki Clamp
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Cet esprit s'incarnant sous les traits d'une belle femme japonaise traditionnelle est en réalité le tsukumogami (l'esprit vivant d'un objet ancien) d'un livre. Elle apparaît dans la première histoire de la série Lawful Drug. Kazahaya Kudô entre en contacte avec elle grâce à ses dons de psychométrie alors qu'il cherche à récupère le dit livre dans le cadre d'une mission que lui a confié Kakei à lui et à Rikuô Himura.

Description du personnage[]


L'esprit du livre s'incarne sous les traits d'une belle femme d'allure mature aux yeux effilés et au doux regard mi-clos. Elle a les lèvres peintes et ses cheveux sont attachés en un chignon lâche du style du début du XX° siècle au Japon. Elle est vêtue d'un kimono et à l'allure générale d'une beauté classique japonaise.
Kazahaya est lui même fasciné par cette beauté.
Au niveau du caractère si elle semble aimable, il y a aussi quelque chose d'inquiétant en elle. Elle est hantée par l'amour profond qu'elle éprouve pour son créateur un amour qui pourrait, selon ses dires, la mener à la mort.
La préservation du souvenir de son auteur et de son oeuvre semble sa priorité, jusqu'à chercher à absorber Kazahaya pour l'empêcher de perturber le monde dont elle est la gardienne.
Elle est comparée au figuier, un arbre ne donnant pas de fleur, sans doute pour évoquer la stérilité de son amour.

Histoire[]

Cette femme esprit apparaît dans le deuxième chapitre du manga, Pilule n°02.
Kazahaya Kudô et Rikuô Himura qui travaillent tous deux à la Pharmacie Midori se voient parfois confier par leur patron, Kakei, des extras, missions secrètes rémunérées liées au monde de l'occulte.
La première mission du genre qu'on leurs voit confiée dans le manga (on comprend aux dires de Kazahaya que ce n'est pas sa première mission de ce type, mais on ignore le nombre et le but des possibles précédentes commandes) consiste à récupérer un vieux livre.
Kakei explique à ses deux protégés qu'il a été contacté par un client, resté bien sûr anonyme, qui souhaite récupérer cet ouvrage. Pour les aider dans leur recherche il leur confie une photo du livre désiré ainsi que l'adresse où celui-ci se trouve. Kazahaya use de son don de psychométrie (le don de voir le passé d'un objet) sur la photo mais n'obtient que la vision floue d'un homme en kimono au visage indistinct et d'un arbre, un figuier.
Munie de cette maigre information le duo formé par Kazahaya et Rikuô décide de se rendre directement au lieu indiqué par Kakei. Il s'agit d'une vieille bâtisse traditionnelle japonaise. Celle-ci étant fermée, Rikuô use de son pouvoir (la capacité de détruire de petites choses) pour pouvoir y pénétrer.

C'est alors que sitôt dedans, Kazahaya se retrouve face à un étrange jardin où des poissons volent dans le ciel et au milieu duquel s'épanouie un grand figuier. En y regardant de plus prêt il constate qu'une femme se tient au pied de l'arbre et il décide d'aller à sa rencontre. Rikuô souhaite l'en empêcher mais il se retrouve bloqué par une barrière magique.
La femme qu'il rencontre est une dame d'une grande beauté, au port noble et au costume traditionnel qui l'impressionne grandement.
Elle lui demande ce qu'il fait là, ce qu'il cherche et s'il est vraiment pressé. Kazahaya commence semble-t-il a être confus. Il ne sait pas s'il est pressé et il finit par accepter l'invitation de la mystérieuse femme à prendre le thé.
Elle lui demande s'il sait qui elle est, et le jeune psychométre ne peut répondre une fois de plus. A la place il interroge son hôte sur la présence des poissons volant dans le ciel. Celle-ci lui explique qu'ils sont à l'intérieur d'elle, qu'ils sont la création d'un homme, tout comme l'arbre, et que cet arbre et elle ne sont en fait qu'une seule entité. Elle demande alors à Kazahaya s'il connait cet arbre. Celui-ci reconnait là un figuier
La femme acquiesce et l'interroge à nouveau. Elle lui demande s'il a déjà aimé quelqu'un d'un amour si grand qu'il pourrait en mourir. Elle avoue que c'est son cas. Qu'elle aime et désir un homme depuis toujours. Kazahaya lui demande de qui il s'agit et elle répond qu'il s'agit de son créateur mais que ce dernier est décédé depuis longtemps. Que le figuier est un arbre sans fleur mais que cependant elle conserve précieusement son souvenir en elle.
Le tronc de l'arbre s'ouvre alors et révèle en son sein un homme recroquevillé. Kazahaya, l'esprit dans les limbes tente de se souvenir d'où il a déjà vu cet homme et cet arbre. Mais la femme-esprit ne lui laisse pas vraiment le temps de réfléchir et de reprendre ses esprits. Elle dit que tout ce qu'elle souhaite c'est rester en ce lieu pour veiller et pour protéger le souvenir de celui qu'elle aime. Kazahaya représentant sans doute une menace pour cette tranquillité, elle l'endort d'un geste de la main, le prend dans ses bras et l'absorbe peu à peu afin qu'à son tour il dorme en son cœur en devenant une composante du livre au même titre que les poissons et le figuier.
Comme sous hypnose, Kazahaya entend vaguement les appels d'un Rikuô inquiet qui lui parvienne de la réalité, mais pris dans l'effet psychotrope de l'esprit du livre il ne parvient pas à se souvenir de lui. Cependant, alors qu'il plonge toujours plus profondément dans le sommeil et dans le livre sa main effleure dans sa poche un préservatif que lui avait remis le matin même Kakei. Grâce à son pouvoir psychométrique des images de la réalité lui reviennent et le réveillent. Cette fois il se souvient qu'il est venu ici pour trouver un livre et il entend la voix de Rikuô. Il court vers lui, bien que le livre tente de le retenir en l'attaquant avec les poissons et en lançant à sa poursuite les racines et les branches du figuier. Rikuô le saisit et parvient à le tirer du monde du livre. Ce monde onirique se déchire et laisse place à la réalité.
Une fois sauvé, Kazahaya demande à Rikuô où est passée la femme en kimono mais ce dernier répond qu'il n'y a jamais eu de femme.
En effet, de son côté le jeune homme a assisté à une toute autre scène. Il a vu son partenaire, comme en transe, le livre à la main plonger un de ses bras à l'intérieur de l'ouvrage qui semblait peu à peu l'engloutir.
Le livre gît à présent sur le sol entièrement déchiré. C'est pourtant ainsi qu'ils le rapportent à Kakei.

Lors du débriefing de la mission Kazahaya raconte sa rencontre avec cette étrange femme. Kakei suppose qu'elle peut-être un personnage du roman. Comme le jeune homme semble perturbé le patron de la pharmacie l'interroge sur son trouble. Il répond que c'est parce que la femme du livre a dit que le figuier était "elle-même". Rikuô fait remarquer que le figuier est un arbre sans fleur (cf anecdotes) et Kakei conclut qu'il s'agit là d'une métaphore de son amour pour un homme à jamais disparu, et donc de son amour à jamais mort et sans fleur.
Kazahaya comprend alors que l'homme dans l'arbre n'est autre que l'auteur.
L'affaire est conclut par Kakei qui fait remarquer que s'il heureux de savoir ses deux protégés sains et saufs, il ne peut hélas les rémunérer pour leur prestation la mission étant un échec, le livre étant déchiré.

Anecdotes[]

Dans le manga la femme incarnant l'esprit du livre déclare à Kazahaya que "de longues années se sont écoulées depuis qu'elle existe vraiment". Cette affirmation laisse entendre qu'elle pourrait être une tsukumogami (付喪神)[1], littéralement un esprit de 99 ans.
Dans le folklore japonais il existe une légende qui affirme que les objets ou les artefacts qui parviennent à fêter le siècle d'existence prennent dès lors vie et possède un esprit qui leur est propre.
Les tsukumogami appartiennent à la catégorie plus large des obake ou bakemono[2]. Les bakemono sont un élément récurant des contes du folklore japonais. Il s'agit en effet d'animaux ou d'objets capables de changer de forme (et donc de pouvoir prendre forme humaine).

Dans cette histoire l'esprit du livre explique que le figuier représente une part d'elle même car il est un arbre sans fleur. Ceci est une métaphore de son amour à jamais éteint qui, comme cet arbre, de donnera pas de fleurs.
Cette image du figuier comme arbre sans fleur, vient directement du nom japonais de la figue, "Ichijiku" (無花果)[3], qui signifie littéralement "le fruit sans fleur".
Il est toutefois à noter que le figuier possède bel et bien des fleurs, mais qu'il s'agit de fleurs "intérieures", un peu comme le soutenir de l'amour passé de l'esprit conservé au cœur du figuier

Références[]

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