Wiki Clamp
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Hinoto est une Liseuse de Rêves du gouvernement japonais, résidant dans le sous-sol de la Diète du Japon.

Anecdotes[]

Le nom de Hinoto se compose du kanji 丁 (tei pouvant aussi se lire hinoto). Ce symbole est considéré comme la quatrième des dix tiges (ou troncs) célestes[1].
Il s'agit d'une notion chinoise liée au cycle sexagésimal[2], un ancien système cyclique de numérotation et de datation encore utilisé en astrologie chinoise et dans certaines disciplines du feng shui.
Les tiges célestes sont au nombre de dix et ont été associées aux concepts de yin et yang et des cinq éléments.
La lecture japonaise "hinoto" découle d'ailleurs de cela, et doit se comprendre comme Hi (火) le feu, l'un des cinq élèments chinois, no (の) qui équivaut à la préposition "de" en français et oto (弟) qui signifie "petit frère". Il faut donc comprendre ce nom comme "Petit frère du feu" ce qui est la traduction littéral du kanji 丁 qui présente la tige céleste du "Feu Yin".

Le prénom de sa sœur cadette, Kanoe est aussi issu d'une des dix tiges célestes, la septième, celle du "Métal Yang".

Couverture X de Clamp avec Hinoto

Couvertures du manga X original et de sa réédition sur lesquelles figure Hinoto

Hinoto apparaît en illustration sur le quatrième de couverture du volume 2 de la publication originale du manga X. Il s'agit du volume lié à sa carte de tarot.
Sur cette illustration elle est vêtue de son traditionnel habit de miko à dominante violette. A demi immergée dans une eau aux reflets parme elle contemple une sphère où elle lit l'avenir du monde. Cette notion de destin étant illustrée par les engrenages, au dessus d'elle, où tournent une lune et un soleil.
Lors de la réédition du manga en Prenium Collection elle apparaît sur la couverture du volume 4 toujours dans sa tenue de miko à dominante parme. Cependant, cette fois des touches de rouge apparaissent dans sa tenue, absentes dans l'illustration de la première édition. Ce duo de couleur préfigure la dualité du personnage. Dans son dos le motif doré d'un store en bambou rappelle le store derrière lequel elle se dissimule dans les sous-sols de la Diète et qui dissimule aussi son âme. Il y a aussi une lune qui, avec la broche solaire de sa coiffe font écho aux astres présents sur la couverture originale mais peut-être aussi, une fois encore la la dualité du personnage.

Carte de Tarot dans X[]

Papesse

Carte de tarot de Hinoto

Dans le manga X, Hinoto est associée à la deuxième carte du Tarot, "La Papesse".
Elle conserve plusieurs éléments de l'iconographie classique du Tarot de Marseille. Ainsi, dans la version marseillaise on reconnait le caractère religieux du personnage à sa tiare pontificale en or et à sa chape brodée de croix chrétienne. Le costume de Hinoto fait écho à cette image. Elle arbore une tenue de miko (prêtresse shintoïste), elle porte autour du cou un rosaire avec une croix chrétienne. Elle arbore dans ses cheveux des épingles en or qui rappelle la tiare. Dans la symbolique de la carte cet or évoque l'inspiration divine du cosmos.
Les deux personnages ont aussi en commun de tenir dans leur main un livre, ou un parchemin dans le cas d'Hinoto, ouvert. Cela signifie que le personnage est détenteur d'un savoir, qui cependant peut être disponible à tous pour peu qu'on prenne la peine de chercher à l'obtenir.
Mais on remarque aussi, qu'aussi bien dans le cas de la papesse que dans celui d'Hinoto, aucune ne regarde le livre. Cela signifie qu'elles sont en pleine assimilation, méditation et réflexion analytique sur ce qu'elles viennent de lire. Elles représentent donc une connaissance assimilée et concrète, non savoir froid et abstrait.
Il y a toutefois une légère différence entre la carte du tarot de Marseille et celle des Clamp. Dans le tarot de Marseille, la papesse regarde vers la gauche, c'est-à-dire vers le passé. Sa question est "que m'enseignent les écritures sur mes origines?".
Hinoto, elle, est aveugle et a donc les yeux fermés. Son visage est face à nous quoique très légèrement incliné vers la droite. On pourrait supposer que certes si elle ouvrait les yeux son regard irait vers la gauche, mais la position de sa tête partant sur la droite pourrait symboliser, elle, sa capacité à lire l'avenir.
D'autres symboles que l'on retrouve dans les deux cartes sont les deux colonnes entre lesquelles se trouve un voile ou un rideau de bambou dans la carte des Clamp.
Il existe plusieurs interprétation à ces éléments. Le voile suggère le voile de l'ignorance qu'il faut pousser pour obtenir la vérité et le savoir. Il y a aussi une lecture maçonnique à ces symboles. Les piliers sont sont les colonnes de la connaissance des Francs-maçons, et le voile est celui d'Isis, protégeant des tentations que sont les distractions extérieures. Enfin, le voile peut aussi être vu comme celui de la virginité, ainsi le voile derrière le personnage s'apparente alors à l'hymen et, associé aux colonnes phalliques, renforce cette dualité des genres sexuels.

De façon générale la papesse ou "High priestess" symbolise la voie passive qui privilégie l'activité mentale à l'activité physique. En cela elle s'oppose, mais complète aussi la première carte du "Bateleur". La couleur du bateleur est le rouge une couleur active alors que celle de la papesse est le bleu, couleur passive.
Là où le Bateleur est seul, la Papesse annonce le Pape qu'invoque la symbolique du chiffre 2. Le livre indique l'étude. Le Bateleur d'actif, se fait passif pour l'étude et l'approfondissement de ses intuitions créatrice. Ce qui est caché, c'est ce qui n'est pas encore connu, et qui doit être étudié. La Papesse symbolise l'étudiant qui se doit d'acquérir ce qu'il ne sait pas. De l'enfant vers l'adulte, du passage du vil vers le noble, la Papesse est la volonté de savoir, de l'approfondissement des choses.
Ainsi en plus du savoir elle symbolise aussi la sexualité et ce qui est caché. Or, ce trait particulier est développé dans la carte des Clamp avec une symbolique qui leur est propre. Ainsi, la carte de Hinoto nous montre à voir des éléments cachés qu'il nous appartient d'étudier et d'interpréter pour comprendre qui elle est vraiment. Là où la papesse est assise, Hinoto elle est debout dans de l'eau qui reflète son image à l'exception de son visage. Cette image préfigure la dualité du personnage, d'autant que la carte de la papesse est la carte 2. Dans les lectures ésotériques des cartes le nombre 2 est passif, donc féminin. Il symbolise certes ce qui stimule la réflexion et les germes du mouvement, mais aussi l'ambivalente. Le 2 incite à la créativité comme à la déchéance, il représente la dualité, il symbolise l'épreuve, l'opposition et la rivalité ou alors l'union, l'alliance.
Cette idée est encore appuyée dans la carte par la présente d'un symbole du yin et du yang sur le paravent/voile. Tous ces éléments sont autant d'indices qui nous révèlent que Hinoto sait beaucoup de chose (sur l'avenir) mais qu'elle est double, qu'elle cache quelque chose (ce reflet dans l'eau dont on ne voit pas le visage). Il faut soulever le voile pour savoir ce qu'elle cache vraiment, création ou déchéance. En cela cette carte apporte une lecture supplémentaire par rapport à la carte de base du tarot de Marseille.
On voit aussi ici que cette carte est associée à la lettre "ג" (Gimel) troisième lettre de l'alphabet hébraïque. Cette lettre signifie "chameau" dont elle évoque les pattes par sa forme. C'est la lettre qui a donné le gamma (Γ, γ) de l'alphabet grec et les lettres latines C et G.
La présence de cette lettre sur la carte de la "Papesse" et dû principalement au fait qu'elle soit la 3ème lettre de l'alphabet hébraïque. Bien que la "Papesse" soit numérotée comme la deuxième lame du tarot, elle est la troisième si on prend en compte la carte du "Mat", non numérotée.

Dans la première édition du manga X, la carte du Bateleur de Kamui Shirô et celle de la papesse ne marquaient pas encore ce décalage (qui ne commence qu'avec la troisième carte, celle de l'impératrice au volume 3) et étaient représentées avec la première lettre "א" (aleph) pour Kamui/Bateleur et la seconde ב (beth) pour Hinoto/Papesse (comme ci-contre).
Or dans la tradition juive le beth est la première lettre de la Torah. Le monde a été créé avec un beth, et non un aleph, car aleph (א) est un signe de malédiction (ארירה arira), alors que beth est un signe de bénédiction (ברכה berakha). Ainsi, la Torah en commençant avec un beth (dont la valeur numérique est de 2) enseignerait qu'il y a deux mondes, celui-ci et le monde à venir.
De par sa symbolique très forte cette lettre paraît de fait bien mieux convenir à Kamui, qui est celui qui ouvre l'oeuvre de X mais qui est aussi une sorte de Messie qui protège le monde actuel tout en donnant naissance à celui du futur.
La lettre aleph quant à elle été attribuée à la carte du Mat (ou fou) de Saya Monô. Il s'agit d'une carte plutôt négative en cartomancie et qui convient mieux à une lettre ayant un sens de malédiction.

Références[]

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